EN CALE, Désert Désir des Îles, présentation





DÉSERT DÉSIR DES ÎLES                  

     Essai et prose poétique

 Notules –  notîles en attente d’autres –
              (2003-2004)
                                                                   
Exergue "Les îles sont des miséricordes de la mer." Saint-Pol-Roux

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Premières « notîles » du texte

 
Les îles, miséricordes, faveurs, concessions ou remords de la mer. Ou encore contradictions, oublis ou démentis, exceptions, miettes, bribes… Hypostases d’écume nouée, cernée, solidifiée par jeu ou par inadvertance à longueur de ressac, ou par simple retrait de l’élément qui met la consistance au jour.
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Soubresauts, points d'honneur, points sans texte de la terre.
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D'autant plus ouvertes à l'immensité que jetées menues sur l'océan.
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Graines de poésie sans autre terre que l’interstice imparti entre les vagues et  le regard attentif et songeur qui les accueille et les accroît.
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5-Désolées, les îles ? Elles qui anagramment presque la liesse.
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Lacs et oasis, les îles de la terre. Parentes inversées  de celles de la mer.
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Chacune est singulière. En découvrir une, pourtant, équivaut presque à les connaître déjà toutes. Toutes archétypiques.
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Grain de beauté, mouche blottie sur la joue de la houle : approche tâtonnante d’une île.
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Analogie aussi, peut-être inévitable : un sexe  – qu’il affleure ou saille – à la toison  rase, serré par  la conjonction de  trois vagues.
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10-Aussi, par glissement, celle d'un sein : galbe que les flux courtisent et mamelon.
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Île, idylle. Proches à l'oreille et par le  sens.
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Désert, désir des îles. Le sens, discontinu et rare sinon absent des jours pauvres, nous fait rêver  de sa concentration dans un espace-temps intense, durable et possédable, oasis, lac ou île.
                                                           * * *
Désert, désir indéfini des îles.

4 commentaires:

  1. Wooow ! Quelles sont belles ces notîles ! <3

    J'aime ce bateau porté à la surface des océans, à la recherche des "grains de beauté, mouches blotties sur la joue de la houle" semées quelque part dans l'infini... "Graines de poésie sans autre terre que l’interstice imparti entre les vagues et le regard attentif et songeur qui les accueille et les accroît."

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  2. Un texte entre essai et prose poétique... J'avais passé de bons moments à l'écrire. Merci de ta lecture.

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  3. Que j'ai aimé voguer sur ces notules, ces îles tout sauf désertes, disertes, ces îles, et parlant l'or des sirènes. J'aime beaucoup "Désolées, les îles ? Elles qui anagramment presque la liesse." Ressenti d'élargissement, à chaque approche. je me souviens de ce chant /champs ouvert quand j'abordais Bréhat.

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  4. Oh Joëlle, beau ce "disertes". Ah, le cher Bréhat dont ma vie n'a pas délavé le souvenir... Merci, fort.

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