Ce recueil a commencé vers 2016 à prendre
corps d’une veine de Moyens du Bord. Il
se développe autour d’un questionnement serré du poétique dans un parcours
humain. Quelques-uns de ses poèmes, de tonalité nouvelle, ont récemment donné lieu à l’ouverture de Grignons.
D’ouïe
lasse, et de vue
Le jour,
où est son
corps palpable ?
On voudrait
que la main suffise à mieux suivre
ce dont
l’oreille et les yeux sont témoins
Patience
empiétée
d’habitude
y versant
pour accord
l’ordinaire des choses
Que voit
l’aveugle de ses mains aux épousailles
de
surfaces ?
Levant un
peu la tête, il boit
le cours de
la durée,
rien qu’un
passage lent
qui retient
le lacis
de maraudes
sans carte
et les
clefs, hasardées gauchement,
d’un
vagabond surplace.
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