SOLEIL PUIS BRAISE
Comme châtiant par un
excès de sa présence
Les amants éblouis de
l’avoir dans les yeux
Il les mène aux
tâtons égarés de la danse
Jusqu’à ce que chacun
cherche ailleurs de beaux cieux
Le pansement des
jours – au fil de silencieux
Va-et-vient de
mémoire et de projets qui lancent
Intimement des cœurs
crédules de leur mieux –
Cicatrise la vue
avant d’autres partances
Quelquefois cependant
un à-coup du destin
Souffle le souvenir
de ces nuits et matins
Inédits où l’Amour
les haussant dans leur aise
Les faisait rayonner
à deux – car c’était Lui
Un temps nommé Soleil
de joie puis sourde Braise
l’Incendiaire à
jamais des rendez-vous enfuis.
(Dans le livre Mires du recueil)
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