Ouvrages édités
Celle qui
fut alors aimée où en est-elle
de sa
mémoire et du jeu de ses jambes souples ?
Quoique la
tête tienne tête à ces retours
un parfum
jamais loin questionne,
et ce
regard en biais qui venait de coulisses
déchirées
au plus fort du plus doux
— Le temps
m’a recouvert de sa lenteur, mes gestes
cherchent
un Nord au long des devantures
où c’est la
vanité qui passe et danse et se déhanche
Ô toi que
j’ai perdue je voudrais seulement que tu tournes la tête
m’éclaboussant
de mèches affolées
et que tes
doigts-bergers les ramènent
vers un
replat hospitalier des pentes
par des
raidillons luisants de beauté
Je te vois
mal d’ici
La nuit
anticipée se penche pour te lire
en se prenant les yeux dans
tes yeux qui m’effacent.
Publié avec deux autres poèmes dans la revue Lichen n°7, oct 2016
"en se prenant les yeux dans tes yeux qui m’effacent"... Magnifique !
RépondreSupprimerTon regard y contribue ! Merci Betty
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