« Comprendre, c’est égaler » (Raphaël). Une affirmation d’une
générosité inouïe malgré ce que le deuxième verbe a de redevable à la
hiérarchie culturelle de l’époque. (On pourrait le remplacer aujourd’hui, en
rigueur de termes, par co-créer).
Elle fait accéder le témoin de l’œuvre au plein statut participatif. L’auteur
pourrait regimber : « Hé là... Qu’en serait-il de lui si je n’avais
pas créé ? » et s’entendre dire décisivement en retour :
« Que deviendrait ce que tu crées, amputé de sa présence ? ».
Cl.G. S.
Ce qui était séduisant, ravissant,provoquant, captivant dans l'art c'était cette rencontre entre une sensibilité individuelle, une perception singulière et la sensibilité collective définissant le moment d'une forme: Médiumnité de l'Art.
RépondreSupprimerPrétendument libre aujourd'hui,l'artiste n'est plus enfermé qu'en lui même, balbutiant un sabir informel, intemporel qui a même déjà perdu sa fonction auto-analytique.
L'artiste parlait par et pour ses contemporains, devrais-je dire ses coreligionnaires, il n'est plus que le reflet perdu de son propre signe.
D'accord avec ta première phrase. Des réserves par rapport à la suite. Mais c'est vrai, un éclatement est à l'œuvre, d'où les dangers d'insularisation. Merci de ton point de vue qui nourrit le dialogue !
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