La
passante a d’un geste éclaboussé l’automne
rutilant
mais à sec déjà de sève haute,
d’un
geste pour sauver son chignon des rafales,
ses
mèches maintenues fugueuses ramenées
Les
unes lui glissaient entre les doigts et d’autres
guettaient
l’instant de prendre à coup sûr la tangente
Les
gens de la terrasse admiraient son allure,
photographiaient
des yeux le buste et les foulantes
qui
effleuraient le sol en danseuse élancée,
la
guitare évasée fine de la cambrure
L’un
d’eux peut-être aura gardé la belle image
sur
un profil hardi mais doux de rêverie,
les
bras levés sans le vouloir comme une offrande
de
cheveux fous se débordant vers un automne
à
ses soubresauts d’or – d’un geste consolé.
Cl.G. S.
Très beau clip, efficace comme du Gainsbourg.
RépondreSupprimerTouché, Éric. Comme un flash en partie souvenu, en partie reflashé dans la tête. Sources du quotidien...
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