APRÈS LA PÊCHE, Poèmes





La passante a d’un geste éclaboussé l’automne
rutilant mais à sec déjà de sève haute,
d’un geste pour sauver son chignon des rafales,
ses mèches maintenues fugueuses ramenées

Les unes lui glissaient entre les doigts et d’autres
guettaient l’instant de prendre à coup sûr la tangente

Les gens de la terrasse admiraient son allure,
photographiaient des yeux le buste et les foulantes
qui effleuraient le sol en danseuse élancée,
la guitare évasée fine de la cambrure

L’un d’eux peut-être aura gardé la belle image
sur un profil hardi mais doux de rêverie,
les bras levés sans le vouloir comme une offrande
de cheveux fous se débordant vers un automne
à ses soubresauts d’or – d’un geste consolé.

       
       Cl.G. S.
 




2 commentaires:

  1. Très beau clip, efficace comme du Gainsbourg.

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  2. Touché, Éric. Comme un flash en partie souvenu, en partie reflashé dans la tête. Sources du quotidien...

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